Définition : statut juridique revendeur (micro, EI, EURL, SASU)
Mis à jour le 14 juillet 2026 · Par L'équipe Margeo
Micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL et SASU ne désignent pas quatre variantes équivalentes. La micro est un régime simplifié de l’entreprise individuelle ; l’EURL et la SASU sont des sociétés à associé unique. Cette page définit ce que chaque cadre change pour un revendeur. Pour une recommandation orientée premier lancement, consultez plutôt notre guide sur le statut du revendeur débutant.
La grille de choix en cinq questions
- Quelle part du prix de vente est absorbée par le stock, les plateformes, le transport et les retours ?
- Avez-vous besoin de récupérer ou déduire des charges selon le régime applicable ?
- Souhaitez-vous rester seul ou accueillir rapidement un associé ?
- Quelle protection sociale et quel mode de rémunération recherchez-vous ?
- Acceptez-vous une comptabilité complète et son coût de gestion ?
Comparer les quatre cadres
| Cadre | Atout | Point de vigilance | Profil fréquent |
|---|---|---|---|
| EI au régime micro | Déclarations et calcul social simplifiés sur le chiffre d’affaires. | Les achats et frais réels ne sont pas déduits pour le calcul micro ; une faible marge peut être pénalisante. | Test d’activité solo avec charges maîtrisées. |
| EI au réel | Résultat déterminé à partir des produits et charges selon les règles comptables. | Comptabilité, obligations fiscales et cotisations plus complexes. | Activité solo avec achats ou frais importants. |
| EURL | Société à associé unique, cadre de SARL et responsabilité en principe limitée aux apports. | Création, comptes annuels, fiscalité et régime social du gérant à arbitrer. | Projet solo structuré souhaitant fonctionner en société. |
| SASU | Statuts souples et transformation facile vers une SAS à plusieurs associés. | Formalisme, coût de paie en cas de rémunération et protection sociale à financer. | Projet destiné à accueillir des associés ou investisseurs. |
Pourquoi la marge compte plus que le chiffre d’affaires
Deux revendeurs réalisant le même chiffre d’affaires peuvent avoir des résultats opposés. Celui qui achète des lots coûteux, paie des commissions élevées et supporte des retours fréquents ne doit pas raisonner comme celui qui revend un stock à faible coût. Calculez sur douze mois :
- chiffre d’affaires encaissé hors taxes lorsque pertinent ;
- coût d’achat des articles effectivement vendus ;
- commissions, paiement, transport et emballage ;
- stockage, assurance, outils et honoraires ;
- retours, remboursements et pertes ;
- besoin de trésorerie pour renouveler le stock.
Comparez ensuite les régimes avec un simulateur officiel et, si l’enjeu est significatif, un expert-comptable. Une règle du type « passez en société à tel chiffre d’affaires » ignore trop de variables.
Entreprise individuelle : patrimoine personnel et professionnel
Depuis la réforme de l’entrepreneur individuel, les patrimoines personnel et professionnel sont en principe séparés automatiquement, sous réserve des exceptions prévues par les textes. Affirmer que l’EI expose toujours tout le patrimoine personnel est donc obsolète. Une société peut toutefois rester utile pour la gouvernance, l’entrée d’associés, certains financements ou l’organisation de la rémunération.
TVA et régime micro : deux seuils différents
Le plafond permettant de relever du régime micro et les seuils de franchise en base de TVA ne répondent pas à la même règle. On peut devenir redevable de TVA tout en restant au régime micro. Pour la vente de marchandises, le plafond du régime micro-BIC est de 203 100 € de chiffre d’affaires (hors taxes) ; il évolue chaque année, vérifiez la fiche officielle au moment de décider.
Ne choisissez pas vous-même un code APE
Vous décrivez votre activité lors de la formalité ; l’Insee attribue ensuite un code APE selon l’activité principale. Vente à distance, marché, boutique, réparation et transformation ne se résument pas automatiquement au même code. Décrivez précisément vos canaux et signalez toute activité artisanale ou de service distincte.
Quand demander une simulation professionnelle
- stock important ou financement bancaire ;
- importation, TVA sur marge ou ventes internationales ;
- cumul RSA, allocation chômage ou emploi salarié ;
- projet d’association ou d’embauche ;
- choix entre impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés ;
- rémunération et dividendes envisagés.
Sources officielles
- Entreprendre.Service-Public.fr — entrepreneur individuel
- Entreprendre.Service-Public.fr — régime fiscal de la micro-entreprise
- Guide détaillé pour choisir son statut de revendeur
Préparez la simulation avec vos chiffres
Suivez achats, ventes, frais et stock pour comparer les cadres sur une base réelle.
Structurer mes données dans Margeo Sans carte bancaire · Données hébergées en France · Suppression du compte en 1 clicQuestions fréquentes
Micro-entreprise ou société : quel statut pour démarrer en achat-revente ?
Pour démarrer seul avec un stock et des frais limités, la micro-entreprise (régime simplifié de l'entreprise individuelle) est adaptée : déclarations sur chiffre d'affaires, cotisations de 12,3 % en vente de marchandises, plafond de 203 100 € HT. Passez en société (EURL, SASU) quand vos charges réelles deviennent significatives ou que vous souhaitez séparer clairement le patrimoine, accueillir un associé ou optimiser la rémunération.
Quand passer de la micro-entreprise à la SASU ou l'EURL ?
Dès que vos charges d'achat et frais réels représentent une part importante du chiffre d'affaires, le régime micro devient pénalisant car il ne déduit pas les achats. Envisagez le passage en société quand vous approchez des plafonds micro, avez besoin de récupérer la TVA, souhaitez rémunérer via dividendes ou prévoyez d'accueillir un associé. Simulez avec un expert-comptable avant de décider.
Le statut de revendeur professionnel est-il différent du statut particulier ?
Oui. Le revendeur professionnel exerce une activité économique régulière d'achat-revente et relève du régime BIC, avec obligations comptables, fiscales et sociales. Le particulier vend occasionnellement ses biens personnels sans immatriculation. Passer du particulier au pro implique immatriculation, déclarations de chiffre d'affaires, cotisations et, selon le chiffre d'affaires, TVA et déclarations DAC7 des plateformes.
Quelles sont les obligations du revendeur professionnel en France ?
Immatriculation au guichet unique (INPI), déclaration mensuelle ou trimestrielle du chiffre d'affaires, paiement des cotisations sociales, facturation conforme, tenue d'un livre des recettes et d'un registre des achats, respect des obligations TVA une fois les seuils franchis, déclarations DAC7 des plateformes dès 2 000 € ou 30 ventes/an, et conservation des justificatifs d'achat et de vente.